Une période de crise précède inévitablement une ère de changement. Le marché du travail, impacté par la situation sanitaire, ne fait pas exception. Après une longue épreuve, l’économie se relève doucement, le recrutement se réveille, et les perspectives d’avenir s’améliorent. En matière d’emploi, 2022 verra se poursuivre la mutation des formes du travail, la reprise des engagements sociétaux, et une ascension plus fulgurante encore du secteur digital.

Le marché du travail : état des lieux

Depuis bientôt deux ans, l’économie et le marché du travail suivent les aléas de la crise sanitaire. En berne pendant les périodes de confinement, l’économie crée pourtant la surprise en remontant la pente avec vigueur depuis le début de l’année 2021. Stimulée par le regain des activités de consommation et les investissements des entreprises, la croissance a en effet dépassé toutes les attentes. La confiance semble retrouvée et le marché de l’emploi reprend, lui aussi, la route du succès.

La prudence reste cependant de mise. La crise sanitaire peine à trouver son épilogue et de nouveaux rebondissements ne sont pas à exclure. Les aides publiques prennent fin petit à petit ; un défi de gestion pour les secteurs les plus impactés ! En Belgique, le plan de relance européen oriente néanmoins le marché du travail vers des perspectives encourageantes.

Un plan de relance pour un avenir résilient

Le Plan national pour la Reprise et la Résilience, communiqué à l’été 2021, prévoit un investissement de 5.9 milliards d’euros. Les priorités au programme se déclinent selon 6 axes mettant notamment l’accent sur le climat, la transition digitale, et la productivité économique. La volonté est claire de favoriser le développement du numérique, l’un des grands pourvoyeurs d’emploi en 2022. Des mesures de soutien à l’accès au travail en général sont également au cœur du plan de relance et contribueront à stimuler le marché.

2022 : les perspectives du marché de l’emploi

Le recrutement en 2022 : une tendance optimiste

Sur la même courbe que la reprise économique de 2021, le recrutement a progressivement retrouvé sa vigueur. Malgré la part d’incertitude liée à la crise sanitaire, 2022 se place sous le signe de l’optimisme. Certains secteurs en pleine expansion, comme le numérique, dynamiseront particulièrement le marché de l’emploi. À l’image d’un secteur immobilier indomptable, le recrutement devrait prendre des formes différentes : plus rapides, plus incisives, les procédures de sélection se concrétiseront à un rythme soutenu. Du côté de la responsabilité sociétale des entreprises, on attend une influence prégnante des mouvements pour l’égalité femmes-hommes et pour l’inclusion en général.

Les métiers les plus recherchés

  • Le règne du monde digital : l’univers numérique surfe la vague d’une expansion colossale, notamment liée aux récentes métamorphoses des modalités du travail. Les visioconférences, les teambuilding en ligne et autres cours à distance n’ont pas fini de ponctuer notre quotidien. Nul doute, donc, que 2022 sera une année faste pour les ingénieurs IT, programmeurs, webmasters, etc.
  • La construction : le secteur de la construction fait office de phare dans la tempête. Crise ou pas, les profils techniques restent trop rares. Les experts du bâtiment n’auront aucun mal à trouver un emploi intéressant en 2022.
  • La santé : effet direct de la crise sanitaire, la pénurie de profils spécialisés dans le domaine de la santé s’intensifie. En 2022, les infirmier.es., les aides-soignant.e.s, les aides à domicile… resteront des travailleurs très demandés.
  • L’immobilier : surévaluation des biens et achats instantanés, l’espérée sortie de crise semble stimuler les acquéreurs immobiliers. Futur créateur d’emploi en 2022, voici un secteur d’activités qui s’épanouit largement.

Métamorphose de l’organisation du travail

Plus qu’une évolution de la popularité des différents métiers, c’est à un changement de paradigme que le monde professionnel fait face. Le travail adopte des formes nouvelles et les comportements changent. Une transformation qui devrait se poursuivre en 2022. Figure de proue de ces mutations, le télétravail a pris une dimension encore insoupçonnable deux ans auparavant. Le travail à distance s’est installé dans les mentalités et semble promis à un bel avenir. Les employés apprécient la flexibilité et l’opportunité d’équilibrer le rapport entre vie privée et vie professionnelle. Les employeurs bénéficient, eux, d’économies substantielles en matière de frais généraux et d’une motivation accrue de leur personnel.

Dans un ordre d’idée similaire, la flexibilité trouve son chemin à travers une conception moins linéaire de l’organisation du travail. Place aux horaires à temps partiel, au cumul de fonctions, au micro-entreprenariat et au travail nomade. Autant de nouveaux modèles dont la popularité ira croissante en 2022. Cette vision innovante accorde davantage d’importance au sens du travail et au parcours individuel.

L’heure n’est pas aux grandes augmentations salariales que ne permet pas l’équilibre fragile de l’économie. Pour garder leurs talents, les employeurs adopteront, en 2022, une approche plus humaine et plus verte. Incitants à l’usage des transports publics, mise à disposition de vélos électriques, flexibilité horaire ou abonnement à un club de sport : des avantages en nature récompenseront l’implication des travailleurs.

Un parfum d’optimisme accompagnera le passage à l’an neuf du côté du marché du travail. Économie en hausse, marché du recrutement dynamique, nouvelles perspectives professionnelles, 2022 annonce une année riche en opportunités ! De quoi se réjouir.