L’ikigai, de quoi s’agit-il ?

Originaire de la région d’Okinawa au Japon, l’ikigai est une philosophie de vie et un outil de développement personnel pour trouver sa voie, atteindre son idéal, donner du sens à sa vie et se lever “de bonheur” tous les matins. C’est également un facteur de bonne santé et de longévité, si l’on en croit les chiffres : les okinawaïen·ne·s ont une espérance de vie plus importante que la moyenne ; on y recense cinq fois plus de centenaires qu’aux États-Unis. Plusieurs facteurs expliquent cette longévité : l’hérédité, la cuisine locale, la sobriété de vie, l’activité physique, l’humour et une vie sociale riche.

On peut décomposer le terme en deux parties : “ikiru” (joie de vivre) et “kai” (réalisation, raison d’être). L’ikigai signifie littéralement “vie qui vaut la peine d’être vécue”.

Donner du sens à sa vie

Pourquoi suis-je sur terre ? Pour quoi suis-je doué·e ? Quelle est ma destinée ? Autant de questions que nous nous posons tou·te·s un jour ou l’autre. Pour tenter d’y répondre, l’ikigai se situe à la croisée de 4 chemins :

  1. Le plaisir · ce que j’aime faire
  2. Le talent · ce pour quoi je suis doué·e
  3. Le besoin · ce dont le monde a besoin
  4. Les revenus · ce pourquoi je peux être payé·e
ikigai : trouver sa mission, sa passion, sa profession et sa vocation = trouver sa voie

Dans nos pays occidentaux, nous accordons souvent trop d’importance au dernier point : “comment gagner sa vie”. Or, lorsque l’on privilégie une composante par rapport aux autres, l’équilibre et l’épanouissement sont impossibles.

Trouver son ikigai

Si vous cherchez un meilleur équilibre entre votre vie professionnelle et votre vie privée, vous êtes au bon endroit ! Pour commencer, il est primordial de vous défaire de votre rapport au travail par le biais de l’argent : travailler, ce n’est pas seulement subvenir à ses besoins. La sécurité financière ne fait pas tout et ne doit pas occulter nos aspirations profondes.

Atteindre l’harmonie en 4 étapes

  1. La passion, ce que vous aimez faire : prenez le temps d’observer et de noter toutes les choses qui vous procurent du bien-être au cours d’une journée, d’une semaine, d’un mois… Même s’il s’agit d’une activité anodine à première vue (préparer une présentation power point, écrire un courrier, jardiner, jouer d’un instrument, faire le ménage ou les courses…). Pensez aussi à vos passe-temps préférés quand vous étiez enfant et adolescent·e, et réfléchissez à ce qui vous plaisait dans ces hobbies.
  2. La mission, les talents, ce pour quoi vous êtes doué·e : il est parfois compliqué de les identifier soi-même tant ils nous paraissent “naturels”. L’intervention de vos proches peut être particulièrement importante dans cette étape du processus.
    Demandez à vos ami·e·s de vous décrire une situation où ils·elles vous ont trouvé·e brillant·e, portez une attention particulière aux compliments que vous recevez au quotidien et réfléchissez aux choses que vous faites avec une aisance naturelle, sans réel effort.
  3. La profession, ce dont le monde a besoin : la question du sens, de l’utilité pour le monde est l’une des plus complexes à répondre. Dans cette étape, listez de manière large les choses dont le monde aura toujours besoin (manger, se déplacer, s’habiller), mais aussi les problématiques et les enjeux actuels auxquels apporter une réponse (recyclage, économie circulaire et durabilité pour ne citer qu’eux).
  4. La vocation, les revenus : comment gagnez-vous votre vie aujourd’hui et comment pourriez-vous subvenir à vos besoins demain ? Listez toutes les choses pour lesquelles vous pourriez toucher un salaire (donner un cours de langue, faire de la pâtisserie, rédiger des textes…). Ne vous demandez-pas si ces activités valent réellement la peine à vos yeux, soyez complet·ète. L’objectif est ici d’ouvrir le champ des possibles.

En résumé, travailler son ikigai, c’est tenter de répondre à la question suivante : “quelle activité me permet d’exprimer mon plein potentiel, tout en contribuant à une mission qui me tient à cœur et qui me permet de gagner suffisamment d’argent pour vivre comme j’en ai envie ?”

À vous de jouer !